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1% Solutions du chapitre 10 — Normes OEAQ, éthique et rapports2% Les extraits de rapports, les situations et les chiffres des exercices sont fictifs. Calculs : analysis/python/cases/ch10_controle_rapport.py ; tests : analysis/python/tests/test_ch10.py.34\begin{solution}{ex:10:1}{Règles coercitives, directives et titres}5(a) Inexact. La règle 2.3 des NPP est une règle coercitive : tous les rapports écrits, « de quelque forme qu'ils soient », doivent inclure les douze éléments, dont la définition de la valeur (élément 4). Le consentement du client ne permet d'écarter qu'une directive, jamais une règle coercitive (Intro-1). Le rapport abrégé \emph{résume} l'élément, il ne l'omet pas.6(b) Exact. L'introduction des NPP (Intro-1) prévoit que les directives peuvent être écartées avec l'accord préalable du client ; l'élément 11 de la règle 2.3 exige alors que l'écart soit exposé au rapport.7(c) Inexact. La profession est à titre réservé (art.~36~j) du Code des professions) : seuls les titres « évaluateur agréé », « estimateur agréé », « E.A. » et « C.App. » sont réservés. Le champ d'exercice de l'article 37~j) décrit l'acte professionnel sans en interdire l'exercice à autrui ; c'est le faisceau d'obligations (déontologie, normes, inspection, assurance) qui distingue l'opinion de l'évaluateur agréé.8(d) Exact. La règle 2.4 impose l'inspection « à moins de circonstances exceptionnelles lesquelles seront expliquées au rapport », et chaque signataire précise s'il a inspecté personnellement.9(e) Inexact. Les normes 3 et 4 portent sur l'\emph{examen d'un rapport} d'évaluation (révision par un tiers). L'inspection professionnelle relève du Règlement sur le comité d'inspection professionnelle (C-26, r.~124), et l'inspection de l'immeuble de la règle 2.4.10\end{solution}1112\begin{solution}{ex:10:2}{Formation continue et conservation des dossiers}13(a) \emph{Évaluatrice} : heures disponibles $= 26 + \min\{5, 5\} = 31 \geq 30$ ; le volume total est conforme. Les heures d'éthique, de déontologie et de normes sont de 2, inférieures au minimum de 3 heures de l'article 2 du règlement (C-26, r.~127.1) ; le report ne s'applique pas à ce minimum, qui doit être satisfait dans chaque période : déficit de 1 heure, période \emph{non conforme} tant que l'heure manquante n'est pas accomplie. Report transmis à 2028-2029 selon l'\cref{eq:10:report} : $\min\{5, \max\{0, 31 - 30\}\} = 1$ heure. \emph{Confrère} : $33 + 0 = 33 \geq 30$ et $3 \geq 3$ : conforme ; report $\min\{5, 33 - 30\} = 3$ heures. (Le script donne les mêmes résultats : \texttt{bilan\_formation(26, 2, 5)} et \texttt{bilan\_formation(33, 3, 0)}.)14(b) Le Règlement sur la tenue des dossiers (C-26, r.~133, art.~6) exige une conservation « pendant au moins 5 ans » après le dernier service : le dossier clos le 15 novembre 2026 est conservé au moins jusqu'au 15 novembre 2031. C'est un minimum parce que l'action en responsabilité se prescrit par trois ans (art.~2925 C.c.Q.), mais que, lorsque le préjudice se manifeste graduellement ou tardivement, le délai ne court qu'à compter de sa première manifestation (art.~2926) : une erreur découverte lors d'une revente quatre ans après le rapport peut donner lieu à une action jusqu'à sept ans après celui-ci, au-delà des cinq ans réglementaires. Beaucoup de cabinets conservent les dossiers dix ans ou plus pour cette raison.15\end{solution}1617\begin{solution}{ex:10:3}{Révision critique de l'extrait fictif A}18Le contrôle lexical strict relève 2 éléments sur 12 (\cref{tab:10:controle}) ; la lecture humaine confirme et nuance.19\begin{itemize}20\item \textbf{1. Identification} : insuffisant. Une adresse (fictive) sans désignation cadastrale ni description légale. Ajouter : « Lot [numéro fictif] du cadastre du Québec, circonscription foncière de Hull ; bâtiment résidentiel unifamilial isolé ; aucun bien meuble inclus. »21\item \textbf{2. Droits évalués} : absent. Ajouter : « Les droits évalués sont la pleine propriété, libre de toute charge autre que les servitudes d'utilité publique indiquées au certificat de localisation du [date fictive]. »22\item \textbf{3. But et fin} : présent (financement hypothécaire, prêteur destinataire), mais le but n'est pas nommé : préciser « estimer la valeur marchande ».23\item \textbf{4. Définition de la valeur} : absent. Ajouter la définition de la valeur marchande des NPP (prix sincère le plus probable, marché libre et ouvert, parties informées, exposition suffisante, paiement comptant ou équivalent, épuré des incitatifs), en la citant comme telle.24\item \textbf{5. Date d'évaluation} : absent. « Valable pour six mois » décrit une durée d'usage du rapport, non la date à laquelle l'opinion s'applique ; or la valeur est une espérance conditionnelle à une date (\cref{ch:16}), et le marché peut bouger en six mois. Ajouter : « Date d'évaluation : 1\textsuperscript{er} septembre 2026 ; date de l'inspection : [date fictive] ; date du rapport : [date fictive]. »25\item \textbf{6. Étendue du travail} : absent. La « visite extérieure » n'est pas une inspection au sens de la règle 2.4 ; son caractère partiel est une circonstance exceptionnelle à expliquer. Ajouter : « L'immeuble a fait l'objet d'une inspection extérieure seulement, le [date], l'occupant ayant refusé l'accès ; la description intérieure repose sur la fiche de courtage et les photographies fournies ; les titres n'ont pas été vérifiés ; trois ventes ont été vérifiées au registre foncier et auprès des courtiers. »26\item \textbf{7. Réserves et hypothèses} : absent. Ajouter les réserves (absence de vérification des titres, pas d'expertise en bâtiment) et l'hypothèse extraordinaire liée à l'absence d'inspection intérieure : « Il est posé comme hypothèse extraordinaire que l'intérieur est dans un état conforme aux photographies ; si tel n'était pas le cas, la valeur pourrait être inférieure d'un montant à déterminer après inspection. » Cette hypothèse est rappelée dans la conclusion.27\item \textbf{8. Raisonnement} : présent mais sommaire ; indiquer les comparables (adresses fictives, dates, prix), les ajustements et la pondération.28\item \textbf{9. Usage le meilleur et le plus profitable} : absent. Ajouter : « L'usage résidentiel unifamilial actuel, conforme au zonage, est l'usage le meilleur et le plus profitable du site, vacant et tel qu'aménagé. »29\item \textbf{10. Rejet d'une méthode} : absent. Ajouter : « La méthode du revenu n'a pas été appliquée, les unifamiliales du secteur n'étant pas acquises pour leur revenu ; la méthode du coût n'a pas été retenue comme indication principale compte tenu de l'âge du bâtiment, mais sert de vérification. »30\item \textbf{11. Conformité} : absent. Ajouter : « Le présent rapport abrégé est conforme à la substance de la norme 1 des NPP ; aucun écart aux directives. »31\item \textbf{12. Attestation} : absent. Une ligne de signature n'est pas l'attestation ; reproduire le modèle imposé (règle 2.3, élément 12), daté et signé, en précisant que l'inspection a été extérieure.32\end{itemize}33\end{solution}3435\begin{solution}{ex:10:4}{Situations déontologiques}36(a) Atteinte à l'indépendance (art.~17) : l'évaluateur ignore l'intervention, conclut selon son seul jugement et note la demande au dossier ; si la pression persiste, il décline le mandat. L'attestation déclare des analyses neutres et objectives ; « confirmer » une valeur imposée la rendrait fausse. (b) Double rôle et intérêt dans le résultat (art.~17 et 18) : la rémunération de courtage dépend de la vente, donc de la valeur ; la conduite prudente est de refuser le mandat d'évaluation ; à défaut, divulgation écrite du double rôle et de la rémunération, consentement du client, et mention qu'aucun acte de courtage ne constitue une opinion de valeur. (c) Conflit d'intérêts expressément visé par l'article 19 : l'évaluateur qui confectionne ou tient le rôle ne peut exécuter une expertise pour un tiers sur ce territoire sans divulgation écrite, consentement des clients et mention au rapport ; en pratique, le refus est la règle. (d) Honoraires conditionnels (art.~24.1) : interdits pour un rapport d'évaluation ; l'exception relative à la vérification de l'inscription au rôle ne vise qu'un service de consultation et ne s'applique jamais si l'évaluateur témoigne devant un tribunal ; l'évaluateur propose des honoraires forfaitaires ou horaires. (e) Avantage lié à l'exercice (art.~21) : refuser toute rétribution de référencement. (f) Secret professionnel (art.~51) : les états financiers reçus dans un mandat sont confidentiels ; ne pas les transmettre sans l'autorisation écrite du client, ou seulement sous forme agrégée et anonymisée qui ne permet pas d'identifier l'immeuble ni le client.37\end{solution}3839\begin{solution}{ex:10:5}{Hypothèse extraordinaire et incidence sur la valeur}40(a) Rédaction conforme (fictive) : « \emph{Hypothèse extraordinaire.} Le présent rapport pose comme hypothèse extraordinaire que le permis de construction relatif à l'agrandissement arrière a été délivré par la Ville et que les travaux sont conformes à ce permis et au Code de construction. Cette hypothèse n'a pu être vérifiée à la date du rapport, la Ville n'ayant pas donné suite à notre demande de consultation du dossier de permis. Si elle se révélait fausse, la valeur marchande serait inférieure d'environ \dollars{37000} (6,4 \%), soit \dollars{575000}, en raison du coût de régularisation et du risque de démolition partielle. » Conclusion : « Sous l'hypothèse extraordinaire énoncée à la section [X], la valeur marchande de l'immeuble au 1\textsuperscript{er} septembre 2026 est estimée à \dollars{612000}. »41(b) $\Delta V_H = 612\,000 - 575\,000 = \dollars{37000}$, soit $37\,000 / 575\,000 = 6{,}43\ \%$ de la valeur sans permis (\cref{eq:10:incidence}).42(c) $\E[V] = 0{,}6 \times 612\,000 + 0{,}4 \times 575\,000 = \dollars{597200}$ (\cref{eq:10:esperance}). L'évaluateur ne conclut pas à cette valeur parce que la valeur marchande est une estimation conditionnelle à un état du bien, et non un pari sur cet état ; c'est l'acheteur qui connaît ou apprécie $p$ et qui doit décider. L'évaluateur doit toutefois lui fournir $\Delta V_H$ pour rendre ce calcul possible.43(d) Avec $p = 0{,}25$ : $\E[V] = 575\,000 + 0{,}25 \times 37\,000 = \dollars{584250}$. L'espérance est linéaire en $p$ : chaque tranche de 10 points de probabilité vaut \dollars{3700}. Plus l'hypothèse est incertaine, plus la valeur conclue sous hypothèse s'éloigne de ce qu'un acheteur rationnel paierait, et plus l'indication de l'incidence est indispensable.44\end{solution}4546\begin{solution}{ex:10:6}{Étendre et évaluer le contrôle automatique}47(a) Le motif à ajouter au lexique strict de l'élément 10 doit couvrir « n'est pas applicable » ; par exemple \texttt{r"methode[\textasciicircum.]\{0,80\}n'est pas applicable"} (le texte étant normalisé sans accents). Sur les quatre extraits fournis, aucun ne contient cette formulation : les résultats du \cref{tab:10:controle} sont inchangés, ce qui est le comportement attendu (l'extension d'un lexique strict ne doit pas créer de fausses détections sur les textes existants). Le test \texttt{test\_extrait\_complet\_et\_lacunaires} doit rester vert après la modification.48(b) Un extrait qui énonce « Hypothèse extraordinaire : nous présumons l'absence de contamination » sans incidence, qui déclare dans l'attestation n'avoir aucun intérêt dans l'immeuble alors que le texte indique que le signataire en est copropriétaire, et qui reproduit mécaniquement les douze formulations attendues, obtiendra 12 sur 12 au contrôle strict. L'enseignement est que le contrôle lexical mesure $\hat\tau$, la présence de formulations, et non $\tau$ au sens matériel ; il ne détecte ni la qualité du traitement, ni les contradictions internes, ni les violations déontologiques. Il est une condition nécessaire, jamais suffisante, et doit être suivi d'une relecture humaine.49(c) Sous indépendance, la probabilité qu'une lacune échappe aux deux contrôles est $(1 - 0{,}95)(1 - 0{,}7) = 0{,}05 \times 0{,}3 = 0{,}015$, soit une détection de $98{,}5\ \%$. L'hypothèse d'indépendance est plausible entre un contrôle lexical et un réviseur humain, dont les angles morts sont de nature différente, mais seulement pour les omissions grossières : pour une hypothèse sans incidence, la puissance du contrôle lexical est nulle et la détection repose entièrement sur le réviseur ($70\ \%$). La puissance $d_1 = 0{,}95$ ne s'applique donc qu'à une catégorie de lacunes, et la probabilité globale dépend de la composition des lacunes.50\end{solution}5152\begin{solution}{ex:10:7}{Correspondance entre cadres normatifs}53(a) \emph{Extraordinary assumption} $\leftrightarrow$ hypothèse extraordinaire des NPP (règle 1.2, élément 6 ; règle 2.1 c) ; règle 2.3, élément 7) : équivalence étroite, les deux exigeant la divulgation et, pour les NPP, l'incidence sur la valeur. \emph{Hypothetical condition} : pas d'équivalent nommé dans les NPP ; elle est traitée comme une hypothèse extraordinaire dont la fausseté est connue à la date d'évaluation (évaluation « comme si ») ; la pratique prudente la désigne expressément. \emph{Extraordinary limiting condition} $\leftrightarrow$ réserve limitant la portée de l'acte (règle 2.3, élément 7) et, lorsqu'elle écarte une règle, écart aux directives (élément 11) ; mais une réserve ne peut jamais écarter une règle coercitive, ce qui est plus strict que la notion canadienne. \emph{Exposure time} : les NPP n'exigent pas d'analyse distincte du délai d'exposition ; la notion est implicite dans la condition d'exposition suffisante de la définition de la valeur marchande (Intro-11) ; le CUSPAP (règle 8.2) en fait une analyse obligatoire. (b) L'examinateur vérifie en priorité les éléments 3 et 4 (but, fin, définition de la valeur, pour s'assurer que la base de valeur est celle du mandat québécois), 5 (date), 7 (hypothèses, avec leur incidence, que le CUSPAP n'exprime pas toujours en dollars), 2 (droits, la terminologie des tenures différant hors Québec) et 12 (attestation, dont le modèle des NPP est imposé). Il rend compte de son examen sous les normes 3 et 4 des NPP (examen d'un rapport et communication de l'examen), dans un rapport distinct qu'il signe et qui engage sa responsabilité (règle 2.5). (c) Le chapitre ne décrit pas le contenu de l'USPAP parce que sa vérification est partielle : le site de The Appraisal Foundation était inaccessible le 31 octobre 2026 et l'état de l'édition 2024 repose sur des sources secondaires ; la structure interne n'a pas été relue sur le document. Conformément aux conventions de l'ouvrage, une norme non vérifiée n'est pas décrite ; elle est signalée comme telle. Avant de la citer, un rédacteur doit ouvrir le document officiel, noter l'édition, la date d'effet et la disposition exacte, inscrire la source au registre avec sa date de consultation et ne citer que ce qu'il a lu.54\end{solution}55
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